Savez-vous utiliser un défibrillateur ? Savez-vous réaliser un massage cardiaque ? Comment réagir en cas de brûlure ? Ou tout simplement qui appeler en cas d’urgence ?

Aujourd’hui, trop peu de personnes savent répondre à ces questions, pourtant vitales. Le PSC1 est l’une des réponses à ces questions. Le diplôme de Prévention et Secours Civiques de niveau 1 certifie l’aptitude d’une personne à effectuer les premiers gestes qui sauvent. Il permet à ses titulaires de réagir face à des situations de la vie quotidienne (malaise, traumatismes, perte de connaissance, arrêt cardiaque). Vos enfants, parents, amis ainsi que des inconnus pourraient vous en être reconnaissants.

À titre d’exemple, lors d’un arrêt cardiaque, chaque minute sans réanimation fait perdre 10% de chance de survie à la victime. D’où l’intérêt de pouvoir venir en aide. Les arrêts cardiaques arrivent dans 80% des cas à domicile, alors qui d’autre que vous pour agir dans les premières minutes face à la détresse de vos proches ?

Devant une telle opportunité de sauver des vies, le gouvernement, dans sa stratégie nationale de santé, souhaite que 80 % de la population puisse être formée aux gestes qui sauvent avant décembre 2021. La volonté est d’enrayer le chiffre de 30 000 morts par an d’accident domestiques par la connaissance des gestes de premiers secours.

Selon une circulaire du 2 octobre 2018, la concrétisation de ce projet passerait par la formation au PSC1 des collégiens dans le cadre de leur scolarité, de l’ensemble du personnel entrant de la fonction publique, mais aussi par la sensibilisation des salariés des entreprises du secteur privé.

Hier une option, le PSC1 tend aujourd’hui à devenir parfois une forte préconisation, voire même un devoir citoyen.

                                                                             

Le PSC1 en pratique

Il s’agit d’une formation de 7 heures aux gestes de premiers secours. Elle porte sur 9 modules qui passent en revue tous les types de situation d’accidents du quotidien, des plus anodins aux plus graves. Il permet d’apprendre à reconnaître les signes visibles d’une détresse vitale et à adopter les bons gestes selon la situation et le degré d’urgence.

Sont traités les points suivants :

La protection

Protéger les personnes menacées par un danger : face à une personne en détresse, il faut veiller à sa propre sécurité, à celle de la victime, s’assurer de la protection des lieux ou parfois effectuer un dégagement d’urgence.

L’alerte des secours

Alerter les secours en composant le 18 ou le 15 permet d’informer les secours de la présence d’une ou plusieurs victimes en détresse, de la nature et la localisation précise de l’incident et ainsi déterminer l’assistance qui leur est nécessaire.

Le malaise

Analyser les signes révélateurs d’une situation pouvant être les prémices une détresse vitale. Lors de certains malaises, chaque minute compte (comme en cas d’AVC ou d’infarctus du myocarde). Savoir les reconnaître et agir en conséquence, c’est aussi cela sauver une vie.

La perte de connaissance

Adopter les gestes afin de limiter les risques : face à une personne inconsciente, la placer en position stable sur le côté (PLS) et ainsi s’assurer de la libération des voies aériennes.

L’arrêt cardiaque

Masser en pratiquant une réanimation cardio pulmonaire (RCP) car chaque minute gagnée dans la mise en place d’une réanimation efficace augmente de 10% de chance de survie de la victime. L’utilisation d’un défibrillateur et la réalisation d’une réanimation cardio-pulmonaire sont primordiales. L’application mobile développée par l’Association Françaises de Premiers Répondants (AFPR) permet de gagner un temps précieux sur les interventions : elle géolocalise en temps réel des premiers répondants distancés non loin de la victime et les alerte pour qu’ils interviennent dans les premières minutes avant l’arrivée des secours.

L’obstruction grave des voies aériennes

Opérer les gestes de secours efficaces pour libérer les voies aériennes en cas d’obstruction grave. Cela arrive le plus souvent chez les enfants ou les personnes âgées, si on ne fait rien la personne risque de rapidement basculer en arrêt cardiaque, alors qu’un simple geste peut vous permettre de la sauver.

Les brûlures

Ne pas toujours se fier aux méthodes de grand- mère ! Le PSC1 recommande des gestes simples comme refroidir la surface brûlée, retirer les vêtements pour qu’ils n’adhèrent pas à la peau et mettre la victime en position d’attente.

Les plaies

Identifier la gravité de la plaie pour mieux adopter la conduite à tenir. Le PSC1 parlera de garrot, de compression locale...

Les hémorragies externes

Agir face à une hémorragie (une personne qui saigne du nez ou qui vomit ou crache du sang), cela peut faire peur. Apprendre des gestes simples qui permettront de ralentir ou d’arrêter une hémorragie jusqu’à l’arrivée des secours.

La formation qui se déroule sur une journée de 7h est un mélange de cours théoriques et pratiques pour comprendre les différentes détresses et apprendre les gestes qui vous permettront d’agir. Les études de cas alternent avec l’apprentissage des gestes et des mises en situation qui permettent de mettre en pratique les connaissances acquises.

Des échanges d’expérience de l’ensemble de participants à la formation viennent compléter les points abordés.

La formation PSC1 s’achève par la remise d’une attestation de sauveteur.

                                                                       

À qui s’adresser pour passer le PSC1 ?

De nombreuses associations proposent cette formation :

Ces associations ont toutes des sites internet sur lesquels vous y trouverez leurs coordonnées. Les formations peuvent être dispensées les samedis et leur coût varie entre 60 et 65 euros.

                                                           

Qui peut se former au PSC1 ?

Tout le monde peut devenir sauveteur. Le diplôme PSC1 est accessible à partir de 10 ans.